Différence entre taille de pierre et sculpture
La taille de pierre est un mouvement linéaire auquel on donne une profondeur d’où l’importance du trait. C’est pourquoi à l’origine la « salle des traits » était l’antre dans laquelle se trouvaient les secrets de métier (corde à 12 nœuds = équerre…..), à savoir la connaissance du tracé : la stéréotomie. Alors que la sculpture est la caresse d’une forme dans l’espace et le trait est réducteur de ce mouvement.

La taille de pierre
Action de donner aux blocs de pierre la forme qu’ils doivent avoir pour s’intégrer dans la construction. Hormis les voûtes sphériques, coupoles, conques et autres éléments réellement en 3D, la taille de pierre utilise une technique relativement simple. Le tracé représente 50 % du travail. Après on procède par épannelage : action de taille, préparatoire des moulures par l’exécution de plans successifs et approchés du contour pour arriver au profil définitif.

La sculpture
2 types de sculptures 

2 techniques de réalisation 

Historique : si les romains sont les premiers copieurs des grecs (avec une technique de fil à plomb sur châssis), Léonard de Vinci est le 1er praticien a organisé un système de mise au point. Il consistait en une caisse percée de trous également répartis dans lesquels on glissait des piques en bois. Les extrémités des piques dépassant de la caisse étaient peintes et  une fois la caisse reportée sur le bloc épuré, on pouvait avoir une idée de la matière qu’il restait à retirer.

De nos jours il demeure 2 techniques de mise au point, celle des 3 compas et celle du té de mise au point.

Té de mise au point.
Le té dont les pointes sont réglables va permettre de déterminer 3 points de référence X,Y et Z qui seront commun au modèle et au bloc de départ de la sculpture finale. On choisira des points les plus saillants possible de façon à ne pas avoir de "manque" sur la pièce finale. Une fois cette base mise en place, on adapte sur le té un coulisseau articulé avec un système de blocage.

 

 

 

 

Pour des raisons de précision on règlera l'aiguille le plus "perpendiculairement" possible à la surface prédéterminée par un point.

Une fois tous les réglages faits sur le modèle, on recule l'aiguille en ayant pris soin d'ajuster la butée de fond et de l'avoir bloquée; on transfère l'ensemble sur le bloc de départ de la pièce finale. En repoussant l'aiguille jusqu'à toucher le bloc, on  peut voir par l'écart guide-butée de fond, la quantité de pierre à retirer.  L'aiguille indique la direction dans laquelle il faut retirer la matière. On procède ainsi sur les points les plus saillants.

Exemple pour un visage : nez, arcade sourcilière, pommettes, lèvres, pointe menton…On peut multiplier les points à l'infini pour une précision absolue, mais ce système est long et fastidieux. Il est donc préférable de se contenter de quelques points de référence très précis et de travailler à partir de ces points en utilisant le compas d'épaisseur.

Technique des 3 compas.
On procède à la même préparation que pour la mise en place du té. Ainsi on a 3 points de référence sur le modèle et 3 points répartis d'une façon identiques dans l'espace sur le bloc de départ. Comme pour la technique de mise au point on choisira un point de saillie. Puis à partir de chaque référence, à l'aide d'un compas (il en faut donc 3 en tout) on prend l'ouverture séparant le point de référence et le point de sélection. Le point à trouver sur le bloc final ce trouve donc à l'intersection des 3 arcs prédéterminés sur le modèle avec pour points de centres les 3 points de référence. Comme à priori il y a de la matière à retirer, l'intersection de ces 3 arcs n'est pas un point mais 3 points.

 

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